#Openyourborders



L’appel du Pape François lors de l’Angelus du 6 septembre 2015 suscite l’engagement. Il a invité les communautés spirituelles à accueillir les réfugiés. Maria Voce, Présidente du mouvement des Focolari, répond à cet appel. On est déjà en train de faire beaucoup pour les réfugiés, mais il reste encore beaucoup à faire.

Les paroles du Pape François à l’Angélus du 6 septembre résonnent fortement. Il indique une action concrète pour soulager le drame des centaines de milliers de réfugiés contraints à quitter leurs maisons : « à l’approche du Jubilé de la Miséricorde, j’adresse un appel aux paroisses, aux communautés religieuses, aux monastères et aux sanctuaires de toute l’Europe afin d’exprimer l’aspect concret de l’Évangile en accueillant une famille de réfugiés »

Maria Voce, au nom du mouvement des Focolari, exprime sa « gratitude pour cet appel courageux et concret du Saint Père », et souligne la décision de faire ce qu’il demande en « ouvrant davantage nos maisons et nos lieux d’accueil ».

«Nous sommes souvent repliés et renfermés sur nous-mêmes et nous créons de multiples îlots inaccessibles et inhospitaliers. Les relations humaines les plus élémentaires créent même parfois des réalités incapables d’ouverture réciproque : couple fermé, famille fermée, groupe fermé, paroisse fermée, patrie fermée… Tout cela ne vient pas de Dieu!».

De nombreuses initiatives personnelles et de groupes, organisées par les Focolari, sont en cours dans plusieurs pays d’Afrique du Nord, du Proche Orient, d’Europe, du Sud est asiatique, d’Amérique du Nord et du Sud : aide aux milliers de personnes provenant de la Birmanie, dans les camps de réfugiés au Nord de la Thaïlande, Bed & Breakfast(video) dans la province de Florence (Italie), accueil de réfugiés sur les routes depuis des mois dans d’autres villes de Hongrie et d’Autriche, à Lyon (France) accueillir les familles, lettres au Président de l’Uruguay pour encourager l’accueil des réfugiés, pour ne citer que quelques-uns des milliers d’exemples recueillis sur la plateforme du United World Project.

En Jordanie, le mouvement des Focolari s’engage à scolariser les enfants des réfugiés. En Suisse aussi, au Tessin et et à Kreuzlingen ont été accueillis des réfugiés, et les membres du Mouvement s’engagent de différentes manières, comme par exemple à Genève, à travers des visites et activités auprès de familles accueillies dans un centre pour réfugiés, ou bien en Valais, lors d'une fête communale visant à célébrer et à favoriser l'intégration des étrangers. Mais cela ne suffit pas.

« Nous devons faire plus », affirme Maria Voce, pour faire bouger les sommets de la politique, les circuits du commerce des armements, les décideurs des choix de stratégies ; stratégies qui peuvent partir de la base par la mobilisation de la société civile, comme celles qui commencent à se manifester. La Présidente des Focolari, a en outre, appelé les membres du Mouvement « à s’engager et à converger davantage » pour promouvoir – avec ceux qui agissent dans cette direction – des actions qui tendent à démasquer les causes de la guerre et des tragédies qui affligent nombre de régions de notre planète, afin d’y porter remède, « mettant en jeu nos forces, nos moyens et notre disponibilité ».

A partir de ce 11 septembre 2015, les jeunes du mouvement des Focolari ont décidé de se se mobiliser en faisant appel aux organismes internationaux, en s'engageant personnellement et ensemble avec tout le Mouvement. Ils ont choisi le 11 septembre comme date pour « envahir les réseaux sociaux avec l’Hashtag #OpenYourBorders, et lancent des initiatives concrètes qu’ils porteront de l’avant ensemble en s’unissant aux nombreuses initiatives déjà existantes, recueillies dans le United World Project.